8 - Propriano, puis la Girolata et retour à Sète!
Nous n'avions pas de plan bien précis en quittant Bonifacio le 20 juin au matin. Un incident viendra nous obliger à faire une escale plus vite que prévu....
Dès la sortie du port, nous constatons la rupture de la drisse de génois qui, de plus, est descendue dans le mât. Nous constatons aussi que les 2 pattes en acier de fixation de l'enrouleur sont tordues, sans comprendre pourquoi! Bref, notre génois n'est plus utilisable!
Il va falloir trouver le moyen de réparer. La mer est un peu agitée et nous avons un bon vent dans le nez; avec la seule grand-voile nous sommes au près avec le moteur pour pouvoir faire un cap correct.... Nous croisons de belles unités qui profitent du vent portant pour descendre vers la Sardaigne à vive allure et nous, nous remontons avec notre seule grand-voile!

Nous optons pour le port de Propriano, en espérant avoir assez de temps pour trouver le moyen de réparer. Ce sera une journée de mer assez brève, puisque nous serons au quai vers 15h30 après avoir parcouru 36 Miles.
Dès notre arrivée, il faut monter au mât pour tenter de remettre la drisse en place...

L'opération fut délicate et longue: la difficulté était de récupérer une cordelette descendue dans le mât pour y attacher la drisse et la remonter.... Après de longues tentatives, opération réussie! La drisse est remise en place, mais impossible de redresser les ferrures de l'enrouleur. Cette réparation est moins urgente et pourra attendre le retour à Sète.
Pendant ce temps, la fête de la musique se prépare sur les quais!

Nous avons bien profité de l'ambiance de cette soirée;

Difficile de dormir avant que la fête se termine....
Le lendemain, 22 juin, nous repartons vers 10h du matin par calme plat vers les Îles Sanguinaires que nous débordons vers midi en pleine chaleur...

Nous ferons une dernière escale à la Girolata, avant le retour vers le continent. Un petit vent portant nous permet de marcher sous gennaker jusqu'à notre arrivée.
Entrer à la Girolata est toujours aussi agréable; il y a déjà du monde au mouillage alors qu'il n'est guère plus de 16h.

Nous suivons le zodiac qui nous guide à une bouée très proche du petit débarcadère.


Nous sommes amarrés dans un endroit des plus abrités! Une petite visite à terre s'impose. Jean Claude assure le transport à la force des bras (la distance est, il faut le dire très réduite) Bravo pour l'exploit sportif!

On se désaltère en bord de mer....

Pas vraiment seuls au mouillage, mais athmosphère très paisible : il n'y a pas de véhicules, faute de route. Outre les plaisanciers, il y a quelques randonneurs qui viennent passer une nuit au gîte

Baignade puis apéro alors que le jour décline....
Le lendemain ce sera le retour vers Porquerolles, avec un peu de vent dans le nez prévu à l'arrivée, comme c'est souvent le cas dans le coin....
La traversée est assez longue et il faudra laisser Alain le matin à La Ciotat où il compte prendre le train. Nous serons donc levés avec le jour le 23 juin (5h!) pour quitter la Girolata vers Porquerolles au plus vite.
Te Otaha rencontre un vent de travers parfois irrégulier, qui permettra de naviguer à la voile. A 13h, la Corse est encore en vue: nous avons parcouru 40Miles. Rencontre avec 4 baleines ou cachalots, juste à côté du bateau, sans pouvoir faire de photos intéressantes. Nous verrons aussi beaucoup de dauphins. La mer sera un peu agitée avec une houle dans le nez.

Ces vagues nous freinent et persistent quand le vent tombe en fin de soirée. Nuit de quarts sans problème. Nous passerons bien au sud du phare du Titan situé sur l'Île du Levant, et laisserons Porquerolles au nord. Arrivée prévue à la Ciotat le 24 juin vers 1Oh.
Nous approchons du port!

Alain prépare son sac de marin et nous touchons le quai juste quelques secondes, le temps pour lui de descendre! Adieu et à la prochaine occasion!

Ce ne sera donc pas une escale, bien que nous ayons 150Miles d'eau depuis la Corse, car nous voulons rejoindre dans la journée (il n'est que 10h!) un port plus proche de Sète, pour réduire la dernière étape, qui s'annonce plus musclée avec force 5 ou plus dans le nez! Pour le moment, il n'y a plus du tout de vent et il fera chaud toute cette journée.
Pour finir cette étape, un vent d'ouest et du clapot viennent ralentir notre marche dans l'après-midi. Nous serons à 18h à Port Guardian (Stes Marie de la Mer), port que l'on apprécie pour son confort et pour la ville! Nous aurons parcouru une bien longue étape de mer depuis la Girolata, 211 Miles en 39h.
Pour le plaisir: les calanques de Cassis et l'île Maïre à l'approche de Marseille

Le lendemain matin, comme prévu, souffle un vent plein ouest force 5 à 6, et, comme par hasard le cap pour Sète, c'est aussi pein ouest!
Difficile sortie de la place du port en raison du vent. On tente de faire le cap voile + moteur. C'est absurde, car le bateau tape et l'on se traîne. La sage décision sera de couper le moteur et de faire la route du vent. Nous allons donc tirer un grand bord vers le large, pour pouvoir ensuite rentrer dans le golfe vers la Grand Motte.
L'air est chaud, et ce sera une superbe journée de voile!
Pierre espère faire chavirer Te Otaha, mais n'y arrivera pas!

Jean Claude se croit au volant d'une formule 1 et moi, je me régale!

Nous arrivons à regret à Sète, vers 17h; le loch indique 48 Miles, parcourus en 9h,
A l'approche de Sète.....

Ambiance familière du port!

Notre périple est terminé!
Te Otaha a repris sa place sagement au port après une boucle (au loch) de 1560 Miles effectuée en 25 jours. Nous avons fait de nombreuses escales, et la découverte de plus de 10 îles, à un rythme tout à fait correct.
Pour les visiteurs de ce blog : Si vous avez des remarques, des suggestions, des conseils, nous sommes curieux de toute proposition pour nos prochaines escales.
En revenant au "menu" vous pouvez laisser un commentaire auquel je répondrai.
Merci d'avance!
Pour revenir au menu cliquez ici--> RETOUR